L'Arbre, un univers professionnel qui pousse lentement et qui peut être coupé à tout moment. Si les arbres vous passionnent et que vous voulez devenir un professionnel militant pour l'Arbre vivant, Il existe quelques rares formations qui permettent d'apprendre comment ils vivent et de faire un métier utile à leur bien-être. Dans le domaine de l'ornement, c'est-à-dire les parcs, les jardins, les alignements, et autre arboretum, nous sommes quelques-uns à défendre l'idée que les arbres doivent être gérés sur le long terme et non sur des coup de tête ou à la petite semaine.
La première possibilité est de passer un CS taille et soin des arbres. On devient alors arboriste grimpeur, dans les règles de l'art, on apprend à couper juste ce qui est nécessaire pour adapter l'arbre à son environnement. Très souvent, il n'y a presque rien à couper, moins on les mutile et mieux nos chers arbres se portent. Le malheur c'est que beaucoup de propriétaires et gestionnaires veulent couper coûte que coûte, c'est une sorte de pulsion destructrice liée à une paranoïa de l'invasion végétale. Alors que faire ? Admettre que le client est roi, et accomplir l'ingrate mission en chantant comme Brassens (...et pourtant, couper des têtes, disait-il ça m'embête...) et laisser son éthique au vestiaire... pas très reluisant ! Sinon après moultes discutions, explications, schémas, on refuse de porter préjudice à ces géants sans défense et on s'en va laissant à un autre le soin de couper sans penser.
Alors, on peut envisager une autre formation, celle d'arboriste conseil, on va pouvoir faire du diagnostic, des inventaires et des plans de gestion de patrimoine arboré. Il s'agit du CS gestion des arbres d'ornement. Là encore, on rencontre un souci, c'est que rares sont ceux qui considèrent que les arbres ont besoin d'être gérés.
Alors, on peut choisir de travailler en pépinière pour conseiller les planteurs d'arbres dans leurs choix. Tout cela demande un changement d'échelle de temps et d'espace, un arbre ça vit plus longtemps et c'est plus grand que nous... dure à admettre pour un humain du XXIe siècle.
Ce qu'il y a de plus passionnant dans cette histoire c'est que, comme disait le philosophe, tout ce que je sais c'est que je ne sais rien. Pour caricaturer, on a, aujourd'hui, à peu près autant de connaissances sur la biologie végétale qu'au moyen âge sur l'anatomie humaine. Heureusement, nos voisins suisses, belges et allemands ont des équipes de recherches qui avancent dans ce domaine, on en sait donc chaque jour un peu plus... Il faut aller chercher l'information à mesure qu'elle arrive. Pour cela on peut se rapprocher de la société française d'arboriculture qui fédère les énergies dans ce domaine. Tout ce beau monde de passionnés tient à bout de bras la raison face à l'absurdité et au mépris. suite ...